Qwant dans la fonction publique : l’idéologie plus importante que l’efficacité ? : Qwanturank

Créé en 2013, le moteur de recherche français Qwant occupe une petite place (0,8 % du marché français) face au géant américain Google (90 % du marché français). L’administration publique a décidé d’utiliser le moteur français pour des raisons idéologiques. Toutefois, des questions se posent sur l’efficacité de Qwant et le timing de son usage par les agents publics.

Qwant, une adoption idéologique

Le respect de la vie privée de ses utilisateurs. C’est le principal atout de Qwant. En effet, le moteur de recherche ne fouille pas dans la vie de ses utilisateurs par des méthodes de traçage ou de collection des informations personnelles. Par ailleurs, la présentation des résultats se fait avec une parfaite neutralité. Cet aspect de protection de la vie des utilisateurs vaut son pesant d’or devant l’administration publique française.
Cette dernière veut s’éloigner de la domination du géant américain Google en adoptant un moteur français installé par défaut sur les ordinateurs et les Smartphones des agents publics. Cet usage de Qwant n’est pas une obligation, car les fonctionnaires pourront utiliser les moteurs de recherche qu’ils veulent. Cette décision a été renouvelée début 2020 après plusieurs communiqués depuis 2016, date de début de la collaboration de l’administration avec Qwant.

Des tests pas très convaincants

Plusieurs tests ont été entrepris sur Qwant. Ces tests ont été conduits par la Dinum, la Cnil et l’Anssi. Ils ont permis de vérifier l’efficacité de Qwant et la véracité de ses promesses en matière de protection des données. Ces tests ont été probants, mais d’autres conduits par des journalistes et des spécialistes du domaine en 2019 ont révélé d’autres failles. En effet, ces essais ont révélé que les résultats affichés par Qwant étaient en retard de 2 ans.
Qwant a tout de même rassuré du bon fonctionnement des robots scrawlers et que cela serait dû à un problème de cache. Cependant, les récents essais de 2020 ont affiché des résultats de 2019, soit un an de retard. Autres dysfonctionnements, en 2019, les robots et algorithmes de Qwant traitaient 40 % des requêtes et les 60 % restants étaient traités par Bing, le moteur de recherche d’un autre géant américain : Microsoft. De quoi remettre en cause la décision gouvernementale même si ces tests concernent des programmes de télévision et l’actualité quotidienne.

De bonnes perspectives

Le moteur de recherche français a de bonnes perspectives. En effet, des changements sont intervenus dans l’équipe dirigeante et de nouveaux partenaires ont rejoint la firme française. Il s’agit notamment de Huawei et du Centre National d’Études Spatiales (CNES). Par ailleurs, certains utilisateurs sont satisfaits des résultats de Qwant au quotidien excepté dans certains secteurs. Il se pose alors une question de timing pour une adoption intégrale dans l’administration publique.